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Bible en 6 ansSamedi 31 Juillet 2010 - 2 Rois 9.14-29From leGuide - aide de lecture biblique pour adultes. Published on 31/07/2010. 14Ainsi Jéhu, fils de Josaphat, fils de Nimschi, forma une conspiration contre Joram. -Or Joram et tout Israël défendaient Ramoth en Galaad contre Hazaël, roi de Syrie; 15mais le roi Joram s'en était retourné pour se faire guérir à Jizreel des blessures que les Syriens lui avaient faites, lorsqu'il se battait contre Hazaël, roi de Syrie. -Jéhu dit: Si c'est votre volonté, personne ne s'échappera de la ville pour aller porter la nouvelle à Jizreel. 16Et Jéhu monta sur son char et partit pour Jizreel, car Joram y était alité, et Achazia, roi de Juda, était descendu pour le visiter. 17La sentinelle placée sur la tour de Jizreel vit venir la troupe de Jéhu, et dit: Je vois une troupe. Joram dit: Prends un cavalier, et envoie-le au-devant d'eux pour demander si c'est la paix. 18Le cavalier alla au-devant de Jéhu, et dit: Ainsi parle le roi: Est-ce la paix? Et Jéhu répondit: Que t'importe la paix? Passe derrière moi. La sentinelle en donna avis, et dit: Le messager est allé jusqu'à eux, et il ne revient pas. 19Joram envoya un second cavalier, qui arriva vers eux et dit: Ainsi parle le roi: Est-ce la paix? Et Jéhu répondit: Que t'importe la paix? Passe derrière moi. 20La sentinelle en donna avis, et dit: Il est allé jusqu'à eux, et il ne revient pas. Et le train est comme celui de Jéhu, fils de Nimschi, car il conduit d'une manière insensée. 21Alors Joram dit: Attelle! Et on attela son char. Joram, roi d'Israël, et Achazia, roi de Juda, sortirent chacun dans son char pour aller au-devant de Jéhu, et ils le rencontrèrent dans le champ de Naboth de Jizreel. 22Dès que Joram vit Jéhu, il dit: Est-ce la paix, Jéhu? Jéhu répondit: Quoi, la paix! tant que durent les prostitutions de Jézabel, ta mère, et la multitude de ses sortilèges! 23Joram tourna bride et s'enfuit, et il dit à Achazia: Trahison, Achazia! 24Mais Jéhu saisit son arc, et il frappa Joram entre les épaules: la flèche sortit par le coeur, et Joram s'affaissa dans son char. 25Jéhu dit à son officier Bidkar: Prends-le, et jette-le dans le champ de Naboth de Jizreel; car souviens-t'en, lorsque moi et toi, nous étions ensemble à cheval derrière Achab, son père, l'Eternel prononça contre lui cette sentence: 26J'ai vu hier le sang de Naboth et le sang de ses fils, dit l'Eternel, et je te rendrai la pareille dans ce champ même, dit l'Eternel! Prends-le donc, et jette-le dans le champ, selon la parole de l'Eternel. 27Achazia, roi de Juda, ayant vu cela, s'enfuit par le chemin de la maison du jardin. Jéhu le poursuivit, et dit: Lui aussi, frappez-le sur le char! Et on le frappa à la montée de Gur, près de Jibleam. Il se réfugia à Meguiddo, et il y mourut. 28Ses serviteurs le transportèrent sur un char à Jérusalem, et ils l'enterrèrent dans son sépulcre avec ses pères, dans la ville de David. 29Achazia était devenu roi de Juda la onzième année de Joram, fils d'Achab. Jéhu comploteComme Jéhu est nommé par Dieu et investi de la mission d’éliminer les descendants d’Achab, il est nécessaire que le roi ne sache rien de ce qui vient de se passer. Lorsque les sentinelles viennent voir de quoi il s’agit, Jéhu leur demande de rester derrière lui : il ne faudrait pas qu’elles alertent la ville. De plus, ainsi Jéhu n’est pas obligé de mentir pour maintenir l’effet de surprise. Le roi Joram est alité, et pourtant il se lève et va à la rencontre de Jéhu. Il doit certainement pressentir qu’il se passe quelque chose d’important. Sans qu’aucun d’eux ne l’ait voulu, ils se rencontrent sur le champ de Naboth. Celui-ci avait été assassiné par Achab qui voulait son champ. Élie avait annoncé le jugement (cf. 1 Rois 21) qui s’est réalisé en deux temps : sur Achab d’abord et maintenant sur Joram. Le lieu du crime devient le lieu du jugement ! Dieu a en horreur l’idolâtrie Jéhu exécute Joram et Achazia sans états d’âme. Nous pourrions être tentés de lire ces textes trop rapidement, sous prétexte que ces récits sont d’un autre temps ! Il est vrai qu’aujourd’hui, un tel massacre serait unanimement condamné, avec raison, car Dieu a remis tout jugement à son fils Jésus (Jean 5.22). La parole de Dieu est exigeante. Les jugements de Dieu s’accompliront, tout comme ses promesses. Épée à deux tranchants, la parole de Dieu sauve ou condamne. Prenons-la au sérieux, laissons-la nous parler encore aujourd’hui. Si Dieu nous laisse aller notre chemin, prenons garde à toutes les conséquences de notre idolâtrie. Elle fait partie des œuvres de la chair dont Paul parle dans l’Épître aux Galates (Gal 5.16-26). L’antidote parfait est l’Esprit que Dieu nous donne en abondance, il produira un fruit délicieux qui sera pour nous et notre famille une source de vie et de bénédiction ! À méditer Lire Galates 5.16-26
Danièle Rinaldi
Vendredi 30 Juillet 2010 - 2 Rois 9.1-13From leGuide - aide de lecture biblique pour adultes. Published on 30/07/2010. 9
Elisée, le prophète, appela l'un des fils des prophètes, et lui dit: Ceins tes reins, prends avec toi cette fiole d'huile, et va à Ramoth en Galaad. 2Quand tu y seras arrivé, vois Jéhu, fils de Josaphat, fils de Nimschi. Tu iras le faire lever du milieu de ses frères, et tu le conduiras dans une chambre retirée. 3Tu prendras la fiole d'huile, que tu répandras sur sa tête, et tu diras: Ainsi parle l'Eternel: Je t'oins roi d'Israël! Puis tu ouvriras la porte, et tu t'enfuiras sans t'arrêter. 4Le jeune homme, serviteur du prophète, partit pour Ramoth en Galaad. 5Quand il arriva, voici, les chefs de l'armée étaient assis. Il dit: Chef, j'ai un mot à te dire. Et Jéhu dit: Auquel de nous tous? Il répondit: A toi, chef. 6Jéhu se leva et entra dans la maison, et le jeune homme répandit l'huile sur sa tête, en lui disant: Ainsi parle l'Eternel, le Dieu d'Israël: Je t'oins roi d'Israël, du peuple de l'Eternel. 7Tu frapperas la maison d'Achab, ton maître, et je vengerai sur Jézabel le sang de mes serviteurs les prophètes et le sang de tous les serviteurs de l'Eternel. 8Toute la maison d'Achab périra; j'exterminerai quiconque appartient à Achab, celui qui est esclave et celui qui est libre en Israël, 9et je rendrai la maison d'Achab semblable à la maison de Jéroboam, fils de Nebath, et à la maison de Baescha, fils d'Achija. 10Les chiens mangeront Jézabel dans le champ de Jizreel, et il n'y aura personne pour l'enterrer. Puis le jeune homme ouvrit la porte, et s'enfuit. 11Lorsque Jéhu sortit pour rejoindre les serviteurs de son maître, on lui dit: Tout va-t-il bien? Pourquoi ce fou est-il venu vers toi? Jéhu leur répondit: Vous connaissez bien l'homme et ce qu'il peut dire. 12Mais ils répliquèrent: Mensonge! Réponds-nous donc! Et il dit: Il m'a parlé de telle et telle manière, disant: Ainsi parle l'Eternel: Je t'oins roi d'Israël. 13Aussitôt ils prirent chacun leurs vêtements, qu'ils mirent sous Jéhu au haut des degrés; ils sonnèrent de la trompette, et dirent: Jéhu est roi! Quelle stratégie ?L’enjeu est de taille : il s’agit ni plus ni moins d’annoncer à Jéhu qu’il va devenir roi d’Israël, mais il faut que les chefs d’armée reconnaissent cette nomination ! Qui devra annoncer cette nouvelle ? Aujourd’hui, on réfléchirait pour trouver la personne adéquate, suffisamment reconnue sur le plan politique pour que la nouvelle soit crédible ! Or la stratégie de Dieu est tout autre : ce n’est pas le grand prophète Élisée, successeur d’Élie, mais un jeune prophète, un apprenti qui est désigné ! Celui-ci ne prend pas d’initiatives, il ne discute pas, il obéit scrupuleusement aux consignes. Pourtant il doit aller interrompre la séance des chefs d’armée, prendre Jéhu à part, délivrer son message et s’en aller. Le reste, c’est l’affaire de Dieu. Jéhu un modèle d’humilité Jéhu reçoit les paroles et l’onction du prophète, mais n’en fait pas étalage : peut-être que ce n’est pas le moment opportun ! C’est seulement lorsque les autres officiers insistent pour connaître la vérité qu’il raconte ce qu’il vient de vivre. C’est un peu comme si ces officiers avaient attesté que c’est bien le temps de Dieu pour que les choses soient connues. Par contre, il ne s’aplatit pas en fausse modestie : il reconnaît les faits et accepte les marques de déférence à son nouveau rang de roi. Et moi ? Lorsque je relis ce texte, je n’ai plus aucune excuse pour ne pas entrer dans ce que Dieu me demande : - Comme ce prophète, je peux être jeune (en âge ou dans la foi) et accepter une mission de Dieu. - Je n’ai pas besoin de connaissances extraordinaires ou de dons particuliers : il me suffit de suivre la consigne, de l’exécuter et de m’en aller. Dieu s’occupe du reste… Prière « Seigneur ouvre mes yeux et mes oreilles pour que je t’entende. Donne-moi le courage d’aller dire à mes contemporains quel est ton projet de vie pour eux. »
Danièle Rinaldi
Du 30 juillet au 4 août
Jeudi 29 Juillet 2010 - 2 Rois 8.16-29From leGuide - aide de lecture biblique pour adultes. Published on 29/07/2010. 16La cinquième année de Joram, fils d'Achab, roi d'Israël, Joram, fils de Josaphat, roi de Juda, régna. 17Il avait trente-deux ans lorsqu'il devint roi, et il régna huit ans à Jérusalem. 18Il marcha dans la voie des rois d'Israël, comme avait fait la maison d'Achab, car il avait pour femme une fille d'Achab, et il fit ce qui est mal aux yeux de l'Eternel. 19Mais l'Eternel ne voulut point détruire Juda, à cause de David, son serviteur, selon la promesse qu'il lui avait faite de lui donner toujours une lampe parmi ses fils. 20De son temps, Edom se révolta contre l'autorité de Juda, et se donna un roi. 21Joram passa à Tsaïr, avec tous ses chars; s'étant levé de nuit, il battit les Edomites, qui l'entouraient et les chefs des chars, et le peuple s'enfuit dans ses tentes. 22La rébellion d'Edom contre l'autorité de Juda a duré jusqu'à ce jour. Libna se révolta aussi dans le même temps. 23Le reste des actions de Joram, et tout ce qu'il a fait, cela n'est-il pas écrit dans le livre des Chroniques des rois de Juda? 24Joram se coucha avec ses pères, et il fut enterré avec ses pères dans la ville de David. Et Achazia, son fils, régna à sa place. 25La douzième année de Joram, fils d'Achab, roi d'Israël, Achazia, fils de Joram, roi de Juda, régna. 26Achazia avait vingt-deux ans lorsqu'il devint roi, et il régna un an à Jérusalem. Sa mère s'appelait Athalie, fille d'Omri, roi d'Israël. 27Il marcha dans la voie de la maison d'Achab, et il fit ce qui est mal aux yeux de l'Eternel, comme la maison d'Achab, car il était allié par mariage à la maison d'Achab. 28Il alla avec Joram, fils d'Achab, à la guerre contre Hazaël, roi de Syrie, à Ramoth en Galaad. Et les Syriens blessèrent Joram. 29Le roi Joram s'en retourna pour se faire guérir à Jizreel des blessures que les Syriens lui avaient faites à Rama, lorsqu'il se battait contre Hazaël, roi de Syrie. Achazia, fils de Joram, roi de Juda, descendit pour voir Joram, fils d'Achab, à Jizreel, parce qu'il était malade. Fragilité de roi, fragilité d’hommeÊtre ou ne pas être ? Telle est la question, selon un auteur anglais bien connu. Peut-on se contenter « d'être » seulement ? Chacun à sa mesure – roi ou simple croyant – est appelé à découvrir le vrai sens de sa vie, de ce qui le relie au créateur. Le sens de la vie n’est pas dans le fait de détenir un pouvoir, ou de le consolider. Dieu a-t-il bien fait son calcul lorsqu’il entend assurer une continuité à la descendance de David par des descendants incapables, incompétents, impies, irrespectueux de sa parole ? C’est le risque qu’il assume avec chacun de nous, en s’en remettant à notre pleine liberté. Tous, nous sommes appelés à le rencontrer dans notre quotidien. L’auteur retient que c’est Athalie qui serait la raison de l’éloignement du roi, de Dieu. Elle a certes sa responsabilité dans ce qui arrive et on pourrait tout aussi bien rétorquer que Joram* était trop effacé pour être l’homme clé du royaume. Le commencement de l’action divine Invoquer les circonstances, l’entourage, pour esquiver le questionnement, se poser en victime, sont une impasse qu’aucune femme ou homme ne devrait se permettre. La vie de ces rois nous rappelle notre fragilité : nous sommes tentés d’enfouir les vrais problèmes et d’essayer de nous débrouiller par nos propres moyens. Pourtant, c’est lorsque nous reconnaissons nos faiblesses que Dieu peut commencer à agir. Dans l’Ancien Testament, alors que Dieu percevait le peuple au travers des actes du roi du moment, il nous voit maintenant, dans la nouvelle alliance, au travers du Christ. Si la condamnation touchait tous les Israélites à cause d’un seul, par un seul nous sommes désormais au bénéfice de la grâce. La grâce est la plus essentielle des prophéties. Aller dans cette direction, c’est changer de vie.
Félix Maurer
*On distinguera Joram, roi de Juda, de Joram, roi d’Israël, contemporains et beaux-frères. Mercredi 28 Juillet 2010 - 2 Rois 8.1-15From leGuide - aide de lecture biblique pour adultes. Published on 28/07/2010. 8
Elisée dit à la femme dont il avait fait revivre le fils: Lève-toi, va t'en, toi et ta maison, et séjourne où tu pourras; car l'Eternel appelle la famine, et même elle vient sur le pays pour sept années. 2La femme se leva, et elle fit selon la parole de l'homme de Dieu: elle s'en alla, elle et sa maison, et séjourna sept ans au pays des Philistins. 3Au bout des sept ans, la femme revint du pays des Philistins, et elle alla implorer le roi au sujet de sa maison et de son champ. 4Le roi s'entretenait avec Guéhazi, serviteur de l'homme de Dieu, et il disait: Raconte-moi, je te prie, toutes les grandes choses qu'Elisée a faites. 5Et pendant qu'il racontait au roi comment Elisée avait rendu la vie à un mort, la femme dont Elisée avait fait revivre le fils vint implorer le roi au sujet de sa maison et de son champ. Guéhazi dit: O roi, mon seigneur, voici la femme, et voici son fils qu'Elisée a fait revivre. 6Le roi interrogea la femme, et elle lui fit le récit. Puis le roi lui donna un eunuque, auquel il dit: Fais restituer tout ce qui appartient à cette femme, avec tous les revenus du champ, depuis le jour où elle a quitté le pays jusqu'à maintenant. 7Elisée se rendit à Damas. Ben-Hadad, roi de Syrie, était malade; et on l'avertit, en disant: L'homme de Dieu est arrivé ici. 8Le roi dit à Hazaël: Prends avec toi un présent, et va au-devant de l'homme de Dieu; consulte par lui l'Eternel, en disant: Guérirai-je de cette maladie? 9Hazaël alla au-devant d'Elisée, prenant avec lui un présent, tout ce qu'il y avait de meilleur à Damas, la charge de quarante chameaux. Lorsqu'il fut arrivé, il se présenta à lui, et dit: Ton fils Ben-Hadad, roi de Syrie, m'envoie vers toi pour dire: Guérirai-je de cette maladie? 10Elisée lui répondit: Va, dis-lui: Tu guériras! Mais l'Eternel m'a révélé qu'il mourra. 11L'homme de Dieu arrêta son regard sur Hazaël, et le fixa longtemps, puis il pleura. 12Hazaël dit: Pourquoi mon seigneur pleure-t-il? Et Elisée répondit: Parce que je sais le mal que tu feras aux enfants d'Israël; tu mettras le feu à leurs villes fortes, tu tueras avec l'épée leurs jeunes gens, tu écraseras leurs petits enfants, et tu fendras le ventre de leurs femmes enceintes. 13Hazaël dit: Mais qu'est-ce que ton serviteur, ce chien, pour faire de si grandes choses? Et Elisée dit: L'Eternel m'a révélé que tu seras roi de Syrie. 14Hazaël quitta Elisée, et revint auprès de son maître, qui lui dit: Que t'a dit Elisée? Et il répondit: Il m'a dit: Tu guériras! 15Le lendemain, Hazaël prit une couverture, qu'il plongea dans l'eau, et il l'étendit sur le visage du roi, qui mourut. Et Hazaël régna à sa place. Où la prophétie mène-t-elle ?La trame de ces événements nous révèle un aspect surprenant de la prophétie. Un ordre avait été donné à Élie (1 Rois 19.15), il ne sera exécuté que plus tard par Élisée. Dieu sursoit sa décision en raison de la repentance sincère d’Achab (1 Rois 21.27-29). Certains pourraient trouver la fin de notre passage choquante (14-15) ; d’autres y voient encore une situation où chacun se comporte selon les aspirations de son cœur. On y voit un homme de Dieu donner une prophétie qui sera déclencheur d’un coup d’État. Cela démontre en tout cas l’âpreté de l’âme humaine : au lieu de se remettre en question, Hazaël, le destinataire de la prophétie, s’engouffre dans l’ambiguïté des paroles qui lui sont adressées, et n’y voit que ce qu’il veut bien y voir. Face à une parole de Dieu, l’homme a trois possibilités : 1. Il est mu tel un robot. 2. Il obéit volontairement, tel un serviteur. 3. Il garde son autonomie, tout en ignorant l’intention de Dieu. À la lumière de la Bible, la première attitude est tout à fait exclue. Hazaël accomplit la prophétie selon sa propre compréhension, et devra rendre compte de ses actes. Quant à Élisée, il obéit, mais contre son gré. Cette prophétie incompréhensible lui coûte, car il sait ce qu’il adviendra par la suite. À aucun moment le prophète ne s’engage ou n’intervient pour que la prophétie s’accomplisse. À méditer Nous pouvons parfois ressentir un abîme profond entre l’attitude de service et notre propre désir. Il existe des vérités que nous peinons à croire, pour lesquelles nous ne sommes pas disposés à nous lever et des erreurs pour lesquelles nous sommes prêts à courir.
Félix Maurer
Mardi 27 Juillet 2010 - 2 Rois 6.32-7.20From leGuide - aide de lecture biblique pour adultes. Published on 27/07/2010. 32Or Elisée était assis dans sa maison, et les anciens étaient assis auprès de lui. Le roi envoya quelqu'un devant lui. Mais avant que le messager soit arrivé, Elisée dit aux anciens: Voyez-vous que ce fils d'assassin envoie quelqu'un pour m'ôter la tête? Ecoutez! quand le messager viendra, fermez la porte, et repoussez-le avec la porte: le bruit des pas de son maître ne se fait-il pas entendre derrière lui? 33Il leur parlait encore, et déjà le messager était descendu vers lui, et disait: Voici, ce mal vient de l'Eternel; qu'ai-je à espérer encore de l'Eternel? 7
Elisée dit: Ecoutez la parole de l'Eternel! Ainsi parle l'Eternel: Demain, à cette heure, on aura une mesure de fleur de farine pour un sicle et deux mesures d'orge pour un sicle, à la porte de Samarie. 2L'officier sur la main duquel s'appuyait le roi répondit à l'homme de Dieu: Quand l'Eternel ferait des fenêtres au ciel, pareille chose arriverait-elle? Et Elisée dit: Tu le verras de tes yeux; mais tu n'en mangeras point. 3Il y avait à l'entrée de la porte quatre lépreux, qui se dirent l'un à l'autre: Quoi! resterons-nous ici jusqu'à ce que nous mourions? 4Si nous songeons à entrer dans la ville, la famine est dans la ville, et nous y mourrons; et si nous restons ici, nous mourrons également. Allons nous jeter dans le camp des Syriens; s'ils nous laissent vivre, nous vivrons et s'ils nous font mourir, nous mourrons. 5Ils partirent donc au crépuscule, pour se rendre au camp des Syriens; et lorsqu'ils furent arrivés à l'entrée du camp des Syriens, voici, il n'y avait personne. 6Le Seigneur avait fait entendre dans le camp des Syriens un bruit de chars et un bruit de chevaux, le bruit d'une grande armée, et ils s'étaient dit l'un à l'autre: Voici, le roi d'Israël a pris à sa solde contre nous les rois des Héthiens et les rois des Egyptiens pour venir nous attaquer. 7Et ils se levèrent et prirent la fuite au crépuscule, abandonnant leurs tentes, leurs chevaux et leurs ânes, le camp tel qu'il était, et ils s'enfuirent pour sauver leur vie. 8Les lépreux, étant arrivés à l'entrée du camp, pénétrèrent dans une tente, mangèrent et burent, et en emportèrent de l'argent, de l'or, et des vêtements, qu'ils allèrent cacher. Ils revinrent, pénétrèrent dans une autre tente, et en emportèrent des objets qu'ils allèrent cacher. 9Puis ils se dirent l'un à l'autre: Nous n'agissons pas bien! Cette journée est une journée de bonne nouvelle; si nous gardons le silence et si nous attendons jusqu'à la lumière du matin, le châtiment nous atteindra. Venez maintenant, et allons informer la maison du roi. 10Ils partirent, et ils appelèrent les gardes de la porte de la ville, auxquels ils firent ce rapport: Nous sommes entrés dans le camp des Syriens, et voici, il n'y a personne, on n'y entend aucune voix d'homme; il n'y a que des chevaux attachés et des ânes attachés, et les tentes comme elles étaient. 11Les gardes de la porte crièrent, et ils transmirent ce rapport à l'intérieur de la maison du roi. 12Le roi se leva de nuit, et il dit à ses serviteurs: Je veux vous communiquer ce que nous font les Syriens. Comme ils savent que nous sommes affamés, ils ont quitté le camp pour se cacher dans les champs, et ils se sont dit: Quand ils sortiront de la ville, nous les saisirons vivants, et nous entrerons dans la ville. 13L'un des serviteurs du roi répondit: Que l'on prenne cinq des chevaux qui restent encore dans la ville, -ils sont comme toute la multitude d'Israël qui y est restée, ils sont comme toute la multitude d'Israël qui dépérit, -et envoyons voir ce qui se passe. 14On prit deux chars avec les chevaux, et le roi envoya des messagers sur les traces de l'armée des Syriens, en disant: Allez et voyez. 15Ils allèrent après eux jusqu'au Jourdain; et voici, toute la route était pleine de vêtements et d'objets que les Syriens avaient jetés dans leur précipitation. Les messagers revinrent, et le rapportèrent au roi. 16Le peuple sortit, et pilla le camp des Syriens. Et l'on eut une mesure de fleur de farine pour un sicle et deux mesures d'orge pour un sicle, selon la parole de l'Eternel. 17Le roi avait remis la garde de la porte à l'officier sur la main duquel il s'appuyait; mais cet officier fut écrasé à la porte par le peuple et il mourut, selon la parole qu'avait prononcée l'homme de Dieu quand le roi était descendu vers lui. 18L'homme de Dieu avait dit alors au roi: On aura deux mesures d'orge pour un sicle et une mesure de fleur de farine pour un sicle, demain, à cette heure, à la porte de Samarie. 19Et l'officier avait répondu à l'homme de Dieu: Quand l'Eternel ferait des fenêtres au ciel, pareille chose arriverait-elle? Et Elisée avait dit: Tu le verras de tes yeux; mais tu n'en mangeras point. 20C'est en effet ce qui lui arriva: il fut écrasé à la porte par le peuple, et il mourut. Au-delà de toute espéranceLes problèmes qui s’accumulent paraissent parfois si grands que nous ne savons plus percevoir ni la présence du Seigneur, ni l’accomplissement de ses promesses. La situation économique de notre planète ressemble-t-elle au siège de Samarie ? Certains sont acculés et doivent tenter de survivre, alors que d’autres profitent de vendre des têtes d’ânes à des prix exorbitants ! Les émeutes de la faim sont-elles des appels au secours ? On pourrait y voir une certaine similitude. Doit-on nous annoncer une dévaluation des marchandises, pour retrouver notre insouciance et notre générosité ? Inutile de vouloir porter aux nues les lépreux ou la foule : ils ne savent rien de la parole prononcée par le prophète. Les uns agissent par pure culpabilité, les autres par réflexe de survie. Et pourtant les uns comme les autres accomplissent parfaitement le plan de Dieu. Par contre les responsables, le roi et son écuyer entraînent leur propre condamnation, car ils ne font pas cas de la parole de Dieu lorsqu’elle leur est adressée. Le temps de Dieu Dieu intervient-il trop tard ? Ou est-ce l’homme qui, face à sa souffrance et sa révolte, n’attend plus rien de Dieu ? En certaines circonstances, l’espérance serait-elle hors de notre portée ? Sommes-nous dans un endroit dévasté, ou dans un lieu où jaillit l’espérance ? Ici, par Élisée, Israël est mis face à l’inattendue et inespérée présence de Dieu. Le peuple de Dieu n’a pas à croire au néant, à céder à la panique. Tout simplement parce que le prophète est là, qui dispense la parole de Dieu. Encore faut-il, dans ce monde flou, distinguer celui qui parle de sa propre autorité de celui qui parle de la part de Dieu. Remarque C’est l’homme qui éloigne toute espérance, jusqu’à la ridiculiser, la clouer à la croix ! Mais Dieu transforme cette apparente défaite en victoire de la foi.
Félix Maurer
Lundi 26 Juillet 2010 - 2 Rois 6.1-31From leGuide - aide de lecture biblique pour adultes. Published on 26/07/2010. 6
Les fils des prophètes dirent à Elisée: Voici, le lieu où nous sommes assis devant toi est trop étroit pour nous. 2Allons jusqu'au Jourdain; nous prendrons là chacun une poutre, et nous nous y ferons un lieu d'habitation. Elisée répondit: Allez. 3Et l'un d'eux dit: Consens à venir avec tes serviteurs. Il répondit: J'irai. 4Il partit donc avec eux. Arrivés au Jourdain, ils coupèrent du bois. 5Et comme l'un d'eux abattait une poutre, le fer tomba dans l'eau. Il s'écria: Ah! mon seigneur, il était emprunté! 6L'homme de Dieu dit: Où est-il tombé? Et il lui montra la place. Alors Elisée coupa un morceau de bois, le jeta à la même place, et fit surnager le fer. 7Puis il dit: Enlève-le! Et il avança la main, et le prit. 8Le roi de Syrie était en guerre avec Israël, et, dans un conseil qu'il tint avec ses serviteurs, il dit: Mon camp sera dans un tel lieu. 9Mais l'homme de Dieu fit dire au roi d'Israël: Garde-toi de passer dans ce lieu, car les Syriens y descendent. 10Et le roi d'Israël envoya des gens, pour s'y tenir en observation, vers le lieu que lui avait mentionné et signalé l'homme de Dieu. Cela arriva non pas une fois ni deux fois. 11Le roi de Syrie en eut le coeur agité; il appela ses serviteurs, et leur dit: Ne voulez-vous pas me déclarer lequel de nous est pour le roi d'Israël? 12L'un de ses serviteurs répondit: Personne! ô roi mon seigneur; mais Elisée, le prophète, qui est en Israël, rapporte au roi d'Israël les paroles que tu prononces dans ta chambre à coucher. 13Et le roi dit: Allez et voyez où il est, et je le ferai prendre. On vint lui dire: Voici, il est à Dothan. 14Il y envoya des chevaux, des chars et une forte troupe, qui arrivèrent de nuit et qui enveloppèrent la ville. 15Le serviteur de l'homme de Dieu se leva de bon matin et sortit; et voici, une troupe entourait la ville, avec des chevaux et des chars. Et le serviteur dit à l'homme de Dieu: Ah! mon seigneur, comment ferons-nous? 16Il répondit: Ne crains point, car ceux qui sont avec nous sont en plus grand nombre que ceux qui sont avec eux. 17Elisée pria, et dit: Eternel, ouvre ses yeux, pour qu'il voie. Et l'Eternel ouvrit les yeux du serviteur, qui vit la montagne pleine de chevaux et de chars de feu autour d'Elisée. 18Les Syriens descendirent vers Elisée. Il adressa alors cette prière à l'Eternel: Daigne frapper d'aveuglement cette nation! Et l'Eternel les frappa d'aveuglement, selon la parole d'Elisée. 19Elisée leur dit: Ce n'est pas ici le chemin, et ce n'est pas ici la ville; suivez-moi, et je vous conduirai vers l'homme que vous cherchez. Et il les conduisit à Samarie. 20Lorsqu'ils furent entrés dans Samarie, Elisée dit: Eternel, ouvre les yeux de ces gens, pour qu'ils voient! Et l'Eternel ouvrit leurs yeux, et ils virent qu'ils étaient au milieu de Samarie. 21Le roi d'Israël, en les voyant, dit à Elisée: Frapperai-je, frapperai-je, mon père? 22Tu ne frapperas point, répondit Elisée; est-ce que tu frappes ceux que tu fais prisonniers avec ton épée et avec ton arc? Donne-leur du pain et de l'eau, afin qu'ils mangent et boivent; et qu'ils s'en aillent ensuite vers leur maître. 23Le roi d'Israël leur fit servir un grand repas, et ils mangèrent et burent; puis il les renvoya, et ils s'en allèrent vers leur maître. Et les troupes des Syriens ne revinrent plus sur le territoire d'Israël. 24Après cela, Ben-Hadad, roi de Syrie, ayant rassemblé toute son armée, monta et assiégea Samarie. 25Il y eut une grande famine dans Samarie; et ils la serrèrent tellement qu'une tête d'âne valait quatre-vingts sicles d'argent, et le quart d'un kab de fiente de pigeon cinq sicles d'argent. 26Et comme le roi passait sur la muraille, une femme lui cria: Sauve-moi, ô roi, mon seigneur! 27Il répondit: Si l'Eternel ne te sauve pas, avec quoi te sauverais-je? avec le produit de l'aire ou du pressoir? 28Et le roi lui dit: Qu'as-tu? Elle répondit: Cette femme-là m'a dit: Donne ton fils! nous le mangerons aujourd'hui, et demain nous mangerons mon fils. 29Nous avons fait cuire mon fils, et nous l'avons mangé. Et le jour suivant, je lui ai dit: Donne ton fils, et nous le mangerons. Mais elle a caché son fils. 30Lorsque le roi entendit les paroles de cette femme, il déchira ses vêtements, en passant sur la muraille; et le peuple vit qu'il avait en dedans un sac sur son corps. 31Le roi dit: Que Dieu me punisse dans toute sa rigueur, si la tête d'Elisée, fils de Schaphath, reste aujourd'hui sur lui! Au comble de l’horreurDans cette note, nous nous attarderons en particulier sur les versets 24 à 31. Comment surmonter cette « grande famine »* (25) due à un siège interminable ? Une femme apostrophe le roi Joram et implore son secours. Ce dernier prend la mesure de la situation : dans un acte délibéré, une mère ayant toute sa tête conclut un contrat et mange son propre enfant pour sauver sa vie. C’est par cet événement que Joram prend conscience de la perversion du peuple élu. Quelqu’un a pu commettre une telle barbarie ! Face à de tels drames, qui ne s’est pas demandé comment Dieu a pu laisser faire cela. Est-il vraiment le Dieu de la vie et de l’amour ? Confronté à la monstruosité du crime, Joram est profondément déstabilisé. Garant de la justice, le roi est concerné au premier chef. Mais il renonce à rendre un verdict. Il eût fallu la sagesse inspirée de Salomon. Or Joram ne l’a pas. Ce roi, qui pourtant fait acte de contrition, perd sa raison : attenter à la vie d’Élisée équivaut à s’en prendre à Dieu. Toujours le choix ? Interviewé au sujet de l’un de ses livres**, Élie Wiesel s’exprimait sur ses certitudes en ces termes : « Je sais que l’on a toujours le choix » et « je sais que l’on ne doit pas se taire ». C’est généralement au-delà de nos propres forces. Et saurions-nous, en pareilles circonstances, apporter un autre regard que celui de notre accusation ? Même si de tels enjeux ne se présentent pas à nous, notre quotidien nous apporte constamment notre lot de nouveaux défis. Recherchons-nous la qualité d’écoute qui permettrait à la Parole de Dieu de se faire entendre, de donner un vrai choix et de faire entendre justice ? Ou sommes-nous seuls face à notre propre justice ?
Félix Maurer
*La Bible emploie très rarement cette expression, ce qui laisse entendre que les belligérants n’étaient pas près de céder. ** « Le cas Sonderberg ». Dimanche 25 Juillet 2010 - 2 Rois 5.1-27From leGuide - aide de lecture biblique pour adultes. Published on 25/07/2010. 5
Naaman, chef de l'armée du roi de Syrie, jouissait de la faveur de son maître et d'une grande considération; car c'était par lui que l'Eternel avait délivré les Syriens. Mais cet homme fort et vaillant était lépreux. 2Or les Syriens étaient sortis par troupes, et ils avaient emmené captive une petite fille du pays d'Israël, qui était au service de la femme de Naaman. 3Et elle dit à sa maîtresse: Oh! si mon seigneur était auprès du prophète qui est à Samarie, le prophète le guérirait de sa lèpre! 4Naaman alla dire à son maître: La jeune fille du pays d'Israël a parlé de telle et telle manière. 5Et le roi de Syrie dit: Va, rends-toi à Samarie, et j'enverrai une lettre au roi d'Israël. Il partit, prenant avec lui dix talents d'argent, six mille sicles d'or, et dix vêtements de rechange. 6Il porta au roi d'Israël la lettre, où il était dit: Maintenant, quand cette lettre te sera parvenue, tu sauras que je t'envoie Naaman, mon serviteur, afin que tu le guérisses de sa lèpre. 7Après avoir lu la lettre, le roi d'Israël déchira ses vêtements, et dit: Suis-je un dieu, pour faire mourir et pour faire vivre, qu'il s'adresse à moi afin que je guérisse un homme de sa lèpre? Sachez donc et comprenez qu'il cherche une occasion de dispute avec moi. 8Lorsqu'Elisée, homme de Dieu, apprit que le roi d'Israël avait déchiré ses vêtements, il envoya dire au roi: Pourquoi as-tu déchiré tes vêtements? Laisse-le venir à moi, et il saura qu'il y a un prophète en Israël. 9Naaman vint avec ses chevaux et son char, et il s'arrêta à la porte de la maison d'Elisée. 10Elisée lui fit dire par un messager: Va, et lave-toi sept fois dans le Jourdain; ta chair redeviendra saine, et tu seras pur. 11Naaman fut irrité, et il s'en alla, en disant: Voici, je me disais: Il sortira vers moi, il se présentera lui-même, il invoquera le nom de l'Eternel, son Dieu, il agitera sa main sur la place et guérira le lépreux. 12Les fleuves de Damas, l'Abana et le Parpar, ne valent-ils pas mieux que toutes les eaux d'Israël? Ne pourrais-je pas m'y laver et devenir pur? Et il s'en retournait et partait avec fureur. 13Mais ses serviteurs s'approchèrent pour lui parler, et ils dirent: Mon père, si le prophète t'eût demandé quelque chose de difficile, ne l'aurais-tu pas fait? Combien plus dois-tu faire ce qu'il t'a dit: Lave-toi, et tu seras pur! 14Il descendit alors et se plongea sept fois dans le Jourdain, selon la parole de l'homme de Dieu; et sa chair redevint comme la chair d'un jeune enfant, et il fut pur. 15Naaman retourna vers l'homme de Dieu, avec toute sa suite. Lorsqu'il fut arrivé, il se présenta devant lui, et dit: Voici, je reconnais qu'il n'y a point de Dieu sur toute la terre, si ce n'est en Israël. Et maintenant, accepte, je te prie, un présent de la part de ton serviteur. 16Elisée répondit: L'Eternel, dont je suis le serviteur, est vivant! je n'accepterai pas. Naaman le pressa d'accepter, mais il refusa. 17Alors Naaman dit: Puisque tu refuses, permets que l'on donne de la terre à ton serviteur, une charge de deux mulets; car ton serviteur ne veut plus offrir à d'autres dieux ni holocauste ni sacrifice, il n'en offrira qu'à l'Eternel. 18Voici toutefois ce que je prie l'Eternel de pardonner à ton serviteur. Quand mon maître entre dans la maison de Rimmon pour s'y prosterner et qu'il s'appuie sur ma main, je me prosterne aussi dans la maison de Rimmon: veuille l'Eternel pardonner à ton serviteur, lorsque je me prosternerai dans la maison de Rimmon! 19Elisée lui dit: Va en paix. Lorsque Naaman eut quitté Elisée et qu'il fut à une certaine distance, 20Guéhazi, serviteur d'Elisée, homme de Dieu, se dit en lui-même: Voici, mon maître a ménagé Naaman, ce Syrien, en n'acceptant pas de sa main ce qu'il avait apporté; l'Eternel est vivant! je vais courir après lui, et j'en obtiendrai quelque chose. 21Et Guéhazi courut après Naaman. Naaman, le voyant courir après lui, descendit de son char pour aller à sa rencontre, et dit: Tout va-t-il bien? 22Il répondit: Tout va bien. Mon maître m'envoie te dire: Voici, il vient d'arriver chez moi deux jeunes gens de la montagne d'Ephraïm, d'entre les fils des prophètes; donne pour eux, je te prie, un talent d'argent et deux vêtements de rechange. 23Naaman dit: Consens à prendre deux talents. Il le pressa, et il serra deux talents d'argent dans deux sacs, donna deux habits de rechange, et les fit porter devant Guéhazi par deux de ses serviteurs. 24Arrivé à la colline, Guéhazi les prit de leurs mains et les déposa dans la maison, et il renvoya ces gens qui partirent. 25Puis il alla se présenter à son maître. Elisée lui dit: D'où viens-tu, Guéhazi? Il répondit: Ton serviteur n'est allé ni d'un côté ni d'un autre. 26Mais Elisée lui dit: Mon esprit n'était pas absent, lorsque cet homme a quitté son char pour venir à ta rencontre. Est-ce le temps de prendre de l'argent et de prendre des vêtements, puis des oliviers, des vignes, des brebis, des boeufs, des serviteurs et des servantes? 27La lèpre de Naaman s'attachera à toi et à ta postérité pour toujours. Et Guéhazi sortit de la présence d'Elisée avec une lèpre comme la neige. Un rendez-vous à ne pas manquerNous sommes face à un homme malade, à un candidat pour la guérison, qui, a priori, ne possède pas de grands atouts : - Ennemi du peuple de Dieu, homme de guerre, riche, puissant… et pas particulièrement disposé à s’humilier. - Il doute ! - Il est superstitieux ; il se comporte comme si la terre d’Israël était la seule appropriée pour rendre un culte au Créateur de l’Univers (17). - Il émet encore une réserve quant à son engagement : il n’entend pas renoncer à accompagner son souverain lorsqu’il se prosterne devant Rimmon (18), ni à l’amener à la foi d’Israël. Vue sous cet angle, cette guérison surprend ! En même temps, elle nous interpelle : quel chemin sommes-nous prêts à parcourir pour rencontrer Dieu ? Un chemin déraisonnable qui ne répond pas à nos attentes du moment ? Ce qui nous paraît aberrant du point de vue de la loi, le trouvons-nous plus évident du point de vue de la grâce ? Une obéissance pour vivre la grâce Élisée ne dit pas à ce riche-là : « va, vends tout ce que tu as » ou « humilie-toi », mais « lave-toi ». Cette parole est valable pour cet homme, dans ce cas précis. Se laver six ou sept fois n’est pas une consigne concernant l’hygiène, mais change tout sur le plan de l’obéissance*. La guérison n’est pas pour autant le fruit d’un mérite, elle a lieu dans le cadre fixé par Dieu. À méditer Dieu accorde sa grâce, même à cet étranger ! Naaman se trouve dans la condition de tout croyant qui, engagé dans la société, est face à des situations auxquelles il ne peut se soustraire. Alors Dieu, malgré tout, ouvre des portes, et nous invite à les franchir, tout en respectant notre pleine liberté. Saurons-nous être assez attentifs pour entendre sa Parole ?
Félix Maurer
Du 25 au 29 juillet
*Même si Naaman se contente de s’immerger bien que le prophète ait parlé de se laver Samedi 24 Juillet 2010 - 2 Rois 4.38-44From leGuide - aide de lecture biblique pour adultes. Published on 24/07/2010. 38Elisée revint à Guilgal, et il y avait une famine dans le pays. Comme les fils des prophètes étaient assis devant lui, il dit à son serviteur: Mets le grand pot, et fais cuire un potage pour les fils des prophètes. 39L'un d'eux sortit dans les champs pour cueillir des herbes; il trouva de la vigne sauvage et il y cueillit des coloquintes sauvages, plein son vêtement. Quand il rentra, il les coupa en morceaux dans le pot où était le potage, car on ne les connaissait pas. 40On servit à manger à ces hommes; mais dès qu'ils eurent mangé du potage, ils s'écrièrent: La mort est dans le pot, homme de Dieu! Et ils ne purent manger. 41Elisée dit: Prenez de la farine. Il en jeta dans le pot, et dit: Sers à ces gens, et qu'ils mangent. Et il n'y avait plus rien de mauvais dans le pot. 42Un homme arriva de Baal-Schalischa. Il apporta du pain des prémices à l'homme de Dieu, vingt pains d'orge, et des épis nouveaux dans son sac. Elisée dit: Donne à ces gens, et qu'ils mangent. 43Son serviteur répondit: Comment pourrais-je en donner à cent personnes? Mais Elisée dit: Donne à ces gens, et qu'ils mangent; car ainsi parle l'Eternel: On mangera, et on en aura de reste. 44Il mit alors les pains devant eux; et ils mangèrent et en eurent de reste, selon la parole de l'Eternel. Les actes de dieu dans ma vieHier nous avons vu Élisée rendre la vie à un mort, aujourd'hui il contrecarre la puissance du mal et multiplie du pain. Comment ne pas voir là se préfigurer le ministère beaucoup plus vaste et encore plus décisif de Jésus, le Christ de Dieu ? La mort est dans la marmite : lorsque l’épreuve abonde le prophète n’abandonne pas les siens mais les réunit autour de lui. Ils ont besoin de réconfort, d’enseignement mais aussi de nourriture. Et il se préoccupe de l’intendance ! Chacun s’active, qui pour du bois, qui pour chercher de quoi manger car la soupe risque d’être claire. Bonne volonté mais insuffisante pour qui ne sait pas. C’était avant « le principe de précaution ! » Résultat : la soupe est empoisonnée. Comment faut-il entendre le cri « Prophète de Dieu » sinon un appel à ce Dieu qu’ils servent au mieux de leurs possibilités et qui pour eux s’incarne par Élisée et ses enseignements ? La farine accompagne l’offrande à l’Éternel (Lév 2), elle devient ici nourriture qui donne la vie, aussi le prophète la jette-t-il lui-même dans la marmite. L’offrande multipliée Un de ces sept mille hommes*… apporte en offrande au prophète les prémices de sa récolte, lourde charge pour l’âne qui la transporte. Jérusalem est loin mais l’Éternel est proche par son prophète. L’offrande est importante mais insuffisante, alors le Seigneur, par la bouche d’Élisée, va multiplier le don qui lui a été fait. « Car ainsi parle l'Éternel : on en mangera et on en aura de reste » (43). En période de famine cette parole de l'Éternel avait tout son poids de certitude et d'espérance. Aujourd'hui avons-nous « faim et soif d'entendre les paroles de l'Éternel », telles que la Bible nous les révèle ? À méditer Les actes de Dieu sont ici des réponses aux cris de ceux qui reconnaissent leur impuissance.
Pierre Guy
* Voir 1 Rois 19.18. Vendredi 23 Juillet 2010 - 2 Rois 4.8-37From leGuide - aide de lecture biblique pour adultes. Published on 23/07/2010. 8Un jour Elisée passait par Sunem. Il y avait là une femme de distinction, qui le pressa d'accepter à manger. Et toutes les fois qu'il passait, il se rendait chez elle pour manger. 9Elle dit à son mari: Voici, je sais que cet homme qui passe toujours chez nous est un saint homme de Dieu. 10Faisons une petite chambre haute avec des murs, et mettons-y pour lui un lit, une table, un siège et un chandelier, afin qu'il s'y retire quand il viendra chez nous. 11Elisée, étant revenu à Sunem, se retira dans la chambre haute et y coucha. 12Il dit à Guéhazi, son serviteur: Appelle cette Sunamite. Guéhazi l'appela, et elle se présenta devant lui. 13Et Elisée dit à Guéhazi: Dis-lui: Voici, tu nous as montré tout cet empressement; que peut-on faire pour toi? Faut-il parler pour toi au roi ou au chef de l'armée? Elle répondit: J'habite au milieu de mon peuple. 14Et il dit: Que faire pour elle? Guéhazi répondit: Mais, elle n'a point de fils, et son mari est vieux. 15Et il dit: Appelle-la. Guéhazi l'appela, et elle se présenta à la porte. 16Elisée lui dit: A cette même époque, l'année prochaine, tu embrasseras un fils. Et elle dit: Non! mon seigneur, homme de Dieu, ne trompe pas ta servante! 17Cette femme devint enceinte, et elle enfanta un fils à la même époque, l'année suivante, comme Elisée lui avait dit. 18L'enfant grandit. Et un jour qu'il était allé trouver son père vers les moissonneurs, 19il dit à son père: Ma tête! ma tête! Le père dit à son serviteur: Porte-le à sa mère. 20Le serviteur l'emporta et l'amena à sa mère. Et l'enfant resta sur les genoux de sa mère jusqu'à midi, puis il mourut. 21Elle monta, le coucha sur le lit de l'homme de Dieu, ferma la porte sur lui, et sortit. 22Elle appela son mari, et dit: Envoie-moi, je te prie, un des serviteurs et une des ânesses; je veux aller en hâte vers l'homme de Dieu, et je reviendrai. 23Et il dit: Pourquoi veux-tu aller aujourd'hui vers lui? Ce n'est ni nouvelle lune ni sabbat. Elle répondit: Tout va bien. 24Puis elle fit seller l'ânesse, et dit à son serviteur: Mène et pars; ne m'arrête pas en route sans que je te le dise. 25Elle partit donc et se rendit vers l'homme de Dieu sur la montagne du Carmel. L'homme de Dieu, l'ayant aperçue de loin, dit à Guéhazi, son serviteur: Voici cette Sunamite! 26Maintenant, cours donc à sa rencontre, et dis-lui: Te portes-tu bien? Ton mari et ton enfant se portent-ils bien? Elle répondit: Bien. 27Et dès qu'elle fut arrivée auprès de l'homme de Dieu sur la montagne, elle embrassa ses pieds. Guéhazi s'approcha pour la repousser. Mais l'homme de Dieu dit: Laisse-la, car son âme est dans l'amertume, et l'Eternel me l'a caché et ne me l'a point fait connaître. 28Alors elle dit: Ai-je demandé un fils à mon seigneur? N'ai-je pas dit: Ne me trompe pas? 29Et Elisée dit à Guéhazi: Ceins tes reins, prends mon bâton dans ta main, et pars. Si tu rencontres quelqu'un, ne le salue pas; et si quelqu'un te salue, ne lui réponds pas. Tu mettras mon bâton sur le visage de l'enfant. 30La mère de l'enfant dit: L'Eternel est vivant et ton âme est vivante! je ne te quitterai point. Et il se leva et la suivit. 31Guéhazi les avait devancés, et il avait mis le bâton sur le visage de l'enfant; mais il n'y eut ni voix ni signe d'attention. Il s'en retourna à la rencontre d'Elisée, et lui rapporta la chose, en disant: L'enfant ne s'est pas réveillé. 32Lorsque Elisée arriva dans la maison, voici, l'enfant était mort, couché sur son lit. 33Elisée entra et ferma la porte sur eux deux, et il pria l'Eternel. 34Il monta, et se coucha sur l'enfant; il mit sa bouche sur sa bouche, ses yeux sur ses yeux, ses mains sur ses mains, et il s'étendit sur lui. Et la chair de l'enfant se réchauffa. 35Elisée s'éloigna, alla çà et là par la maison, puis remonta et s'étendit sur l'enfant. Et l'enfant éternua sept fois, et il ouvrit les yeux. 36Elisée appela Guéhazi, et dit: Appelle cette Sunamite. Guéhazi l'appela, et elle vint vers Elisée, qui dit: Prends ton fils! 37Elle alla se jeter à ses pieds, et se prosterna contre terre. Et elle prit son fils, et sortit. Un saint prophète de dieuLa piété de cette femme, riche, heureuse au milieu de son peuple (13b), lui a fait discerner le caractère exceptionnel de son hôte de passage. Soucieuse de l’honorer, elle propose à son mari de construire une chambre haute qu’elle équipera d’un confort correspondant à leur situation matérielle prospère. Sans ambition personnelle, elle connaît cependant une souffrance trop intime pour être révélée, et à laquelle le prophète répond par l’annonce future d’un fils. Elle se montre normalement incrédule d’autant plus qu’un prophète ne peut mentir. Et l’on peut penser combien ce problème (contradiction apparente) a bouleversé leur vie. Je ne m’en irai pas sans toi Lorsque l’épreuve arrive brutalement au milieu du bonheur, cette mère énergique sait où trouver soutien et réconfort. Elisée représente pour elle le Dieu qui donne la vie et triomphe de la mort. Elle fonce directement vers le prophète et s’attache à lui, non sans lui rappeler qu’elle n’avait rien demandé (28). Ce don du Dieu de la vie qui disparaît brutalement, met en cause toute sa piété et c’est une femme brisée qui s’accroche aux genoux d’Élisée. Elle avait parlé au prophète sans l’approcher, par respect (13,16), la douleur lui fait franchir une distance qui n’a plus sa raison d’être. Enfin, dans le dernier épisode de ce drame, pendant que le prophète lutte pour la vie de cet enfant, on peut penser qu’elle attend du Dieu qu’elle a révéré toute sa vie qu’il manifeste sa puissance en rendant la vie à son enfant. Pleinement associé à la douleur de cette mère, Élisée se livre à un combat physique qu’il mène de tout son être : il s’engage dans une prière qui doit sans doute reprendre les termes mêmes de celle d’Élie (1 Rois 17.20, 21). Ses déplacements dans la pièce semblent indiquer que, loin de compter sur ses propres possibilités humaines, il poursuit avec Dieu un combat spirituel jusqu’à la victoire définitive de la vie sur la mort*. À méditer En partageant la vie d'Élisée, Guéhazi, serviteur du prophète, est témoin de sa foi et de ses actes. Cependant il demeure étranger à l'Esprit d'Élie qui anime également Élisée. Sommes-nous certains de nous situer parmi ceux dont la foi est capable de dépasser le visible pour atteindre la vraie connaissance de Dieu ?
Pierre Guy
* Cf. 1 Rois 17.20-22. Voir la fin de l’histoire dans 2 Rois 8.1-6. Jeudi 22 Juillet 2010 - 2 Rois 4.1-7From leGuide - aide de lecture biblique pour adultes. Published on 22/07/2010. 4
Une femme d'entre les femmes des fils des prophètes cria à Elisée, en disant: Ton serviteur mon mari est mort, et tu sais que ton serviteur craignait l'Eternel; or le créancier est venu pour prendre mes deux enfants et en faire ses esclaves. 2Elisée lui dit: Que puis-je faire pour toi? Dis-moi, qu'as-tu à la maison? Elle répondit: Ta servante n'a rien du tout à la maison qu'un vase d'huile. 3Et il dit: Va demander au dehors des vases chez tous tes voisins, des vases vides, et n'en demande pas un petit nombre. 4Quand tu seras rentrée, tu fermeras la porte sur toi et sur tes enfants; tu verseras dans tous ces vases, et tu mettras de côté ceux qui seront pleins. 5Alors elle le quitta. Elle ferma la porte sur elle et sur ses enfants; ils lui présentaient les vases, et elle versait. 6Lorsque les vases furent pleins, elle dit à son fils: Présente-moi encore un vase. Mais il lui répondit: Il n'y a plus de vase. Et l'huile s'arrêta. 7Elle alla le rapporter à l'homme de Dieu, et il dit: Va vendre l'huile, et paie ta dette; et tu vivras, toi et tes fils, de ce qui restera. Situation extrêmeLes dettes s’ajoutent au drame du veuvage et à l’angoisse de cette femme qui craint pour la vie de ses fils, car le créancier est impitoyable. Seul recours qui lui reste, le prophète de Dieu, Élisée. Avec son mari qui « craignait l’Eternel », elle avait appris à connaître Dieu et c’est vers lui qu’elle se tourne. « Seigneur à quel autre irions-nous qu’à toi ? » Le salut n’est pas loin Dieu ne va pas chercher loin ! Pour nourrir la foule, Jésus a utilisé ce que le petit garçon a bien voulu donner (Jean 6.9). Le Seigneur se sert du peu que nous avons et du peu que nous sommes pour accomplir la délivrance. La grâce accompagne l’obéissance « Elle fit ce qui lui avait été dit » (BS, 5) sans achopper sur l’invraisemblance de ce que le prophète lui demande de faire et sans craindre les questions des voisins à qui elle emprunte tous ces vases, elle obéit. Elle a la crainte de Dieu et le respect de celui qui est son représentant. Sommes-nous aussi respectueux de l’Écriture et surtout aussi prompts à la mettre en pratique ? Avec le dernier vase, l’huile s’arrête. Le don de Dieu est à l’exacte mesure du besoin du moment et des possibilités du croyant (Hébr 5.12-13). Il est pleinement suffisant pour que la dette soit remboursée et que toute la famille puisse vivre dans la reconnaissance et dans la joie. Voilà qui nous ramène à un autre don, ineffable, Jésus-Christ qui nous a sauvés et contribue chaque jour à notre nourriture et à notre joie ! À méditer « Élisée lui dit : Que puis-je faire pour toi ? » (2) Question que Jésus a aussi posée à l’aveugle aux portes de Jéricho et qui aujourd’hui encore nous conduit à faire le compte de nos insuffisances pour demander une complète guérison.
Pierre Guy
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